SAMEDI PROCHAIN 11 FÉVRIER A PARTIR DE 8H30 SUR LE MARCHE DU PUY EN VELAY, PLACE DU PLOT
SAMEDI PROCHAIN 11 FÉVRIER A PARTIR DE 8H30 SUR LE MARCHE DU PUY EN VELAY, PLACE DU PLOT est prévu un rassemblement à l’initiative du groupe SORTIR DU NUCLEAIRE VELAY afin de faire connaître la manifestation nationale du 11 Mars > chaîne humaine dans la vallée du Rhône. Une conférence de presse est prévue à 10h30 sur place. Ainsi qu’une mini-chaîne humaine mouvante dans Le Puy.
Contact : – Anne Marie Dupuis : sortirdunucleaireenvelay@gmail.com
- zielinski5@free.fr
LE MEME JOUR, UNE ACTION SIMILAIRE EST PREVUE SUR LE MARCHE DE BRIOUDE
(à 10h place Lafayette) à l’initiative du groupe Brivadois SORTIR DU NUCLEAIRE. + mini-chaîne humaine mouvante (avec vêtements colorés) vers la Place du Postel.
Contacts : – Groupe Brivadois Sortir du nucléaire : sortirdunucleaire.brivadois@laposte.net
- andre.lariviere@free.fr
Le but est d’inciter le maximum de gens à s’inscrire pour la grande chaîne humaine du 11 mars en vallée du Rhône et de remplir un maximum de cars au départ de la Haute-Loire.
INSCRIPTION CHAINE HUMAINE SORTIE DU NUCLÉAIRE 11 MARS
DIMANCHE 11 MARS 2012 est prévue, un an plus tard jour pour jour, une manifestation nationale pour commémorer la catastrophe de FUKUSHIMA afin d’exiger la sortie du nucléaire.
En ces temps pré électoraux et à un an du drame japonais, la date est très symbolique.
Cette manifestation prendra la forme d’une chaîne humaine dans la vallée du Rhône , entre Lyon et Avignon. Cette vallée est la plus nucléarisée du Monde ! ( plus forte densité d’installations nucléaires ) avec les sites de St Alban-St Maurice , Cruas , Pierrelatte , Tricastin et Marcoule. Le lieu est donc aussi éminemment symbolique.
De plus, c’est très près de chez nous …
Il nous faut donc nous mobiliser très fortement pour le succès de cette journée.
La Haute-Loire est affectée à un maillon de la chaîne au nord de Valence.
DES CARS SONT ORGANISES AU DEPART DE LA HAUTE LOIRE A L’INITIATIVE DU RÉSEAU SORTIR DU NUCLÉAIRE
Itinéraire et horaires :
BRIOUDE ( gare) 9H45
ST GEORGES D’AURAC ( place de l’église)10H05
LE PUY ( parking de la piscine d’Aiguilhe)10H45
YSSINGEAUX parking super U 11H15
MONTFAUCON (carrefour) 11H35
VALENCE bourg les valence nord vers 13h15
Le retour est prévu à 17h30 au départ de Valence.
Prix du transport par personne : 15€ ( 10€ pour étudiants, chômeurs, familles à partir de 2 )
INSCRIVEZ VOUS AU PLUS VITE AFIN QUE NOUS PUISSIONS PREVOIR LE NOMBRE DE CARS NECESSAIRES
ENVOYER VOTRE BULLETIN D’INSCRIPTION AVEC VOTRE CHEQUE A L’ORDRE DE SORTIR DU NUCLEAIRE BRIVADOIS
A PIERRE POMMAREL 9 GRAND RUE 43100 PAULHAC TEL 04 71 50 19 51 qui s’occupe de l’organisation du transport
BULLETIN D’inscription en PJ
FAITES LARGEMENT CIRCULER CETTE INFO . PARLEZ -EN AUTOUR DE VOUS .
NOUS DEVRONS ETRE LE PLUS NOMBREUX POSSIBLE !!
inscrivez-vous le plus tôt possible pour faciliter l’organisation.
Merci de votre contribution pour un Monde sans nucléaire !
Groupe Brivadois Sortir du nucléaire
Sortir du nucléaire en Velay
Nucléaire : CAP21 soutient les militants de Greenpeace
COMMUNIQUE DE PRESSE CAP21
Paris, le 19 janvier 2012
Nucléaire : CAP21 soutient les militants de Greenpeace convoqués devant les tribunaux. Le 5 décembre dernier, onze militants de Greenpeace se sont introduits sur les sites nucléaires de Nogent-sur-Seine et du Cruas pour démontrer aux yeux de l’opinion publique les failles existantes dans la sécurité des centrales, malgré les discours rassurants des autorités et des exploitants. Suite à cette action, ils ont été mis en examen pour violation de domicile, dégradation grave en réunion d’un bien d’utilité publique et pour certains refus de prélèvement d’ADN. Ils encourent jusqu’à cinq ans de prison et 75000 euros d’amende et sont actuellement soumis des mesures de contrôle judiciaire. Ces militants sont convoqués pour les uns au tribunal de Troyes le vendredi 20 janvier à 8 heures et pour les autres au tribunal de Privas, le mardi 24 janvier à 12h30. Greenpeace organise des manifestations de soutien en leur faveur. CAP21, parti écologiste, fondé par Corinne LEPAGE, eurodéputée, ex-ministre de l’environnement, s’associe à cette démarche et appelle ses adhérents et sympathisants à participer aux rassemblements organisés devant les tribunaux.CAP21 sera notamment représenté à Troyes ce vendredi par ses représentants locaux ainsi que par Eric DELHAYE, président de CAP21.
Pour toute information : http://energie-climat.greenpeace.fr/nucleaire-merci
Contact :Eric Delhaye, 06 64 35 20 12
Jean Rapenne
Co Secrétaire Général
Délégué Régional Bourgogne
Tél : 06 72 68 20 02
http://www.cap21.net
http://cap21-bourgogne.over-blog.com
pour sortir du nucléaire : chaîne humaine autour des remparts d’Avignon !
pour sortir du nucléaire : chaîne humaine autour des remparts d’Avignon !
CAP21 appelle à participer le dimanche 11 décembre à cette grande manifestation organisée à Avignon.
Rendez vous à partir de 14h30 devant le Palais de Papes. Venez en famille et avec bonne humeur dire que le nucléaire est une impasse et qu’il y a des solutions pour en sortir
Communiqué de presse
POUR ANNONCER LA CHAINE HUMAINE
Dimanche 11 décembre
CHAINE HUMAINE POUR SORTIR DU NUCLEAIRE à 15H
Place du Palais des Papes d’Avignon
Tous unis main dans la main pour une chaîne humaine autour des remparts d’Avignon
Engager la transition vers les énergies renouvelables en sortant du nucléaire
Sortons de la dépendance au nucléaire et aux énergies fossiles
Oui au renouvelable ! Oui aux économies d’Énergie !
Non au NUCLEAIRE ! Non au gaz de schiste!
Le 11 Juin a marqué le début d’une action visant à engager notre région dans la transition vers les énergies renouvelables pour sortir du nucléaire…
Les derniers rassemblements du 9 et 24 Juillet ont réuni plus de 400 participants à chaque fois pendant la période du festival d’Avignon. Les chaînes humaines du 24 septembre et du 15 octobre ont réunis plus de 800 participants !
Nous avons cette fois pour objectif de faire une immense chaîne humaine autour des remparts…
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’opération « une chaîne humaine pour sortir du nucléaire ».
http://www.chainehumaine.org
INACTIFS AUJOURD’HUI, RADIOACTIFS DEMAIN !
FUKUSHIMA PLUS JAMAIS CA !
Alors que la catastrophe de Fukushima dure maintenant depuis plus de 8 mois et que la situation est toujours très instable, les gouvernements et l’industrie nucléaire ne semblent pas prendre la mesure de l’urgence. Pire, tout est fait pour masquer la situation sur place et pour poursuivre coûte que coûte dans la fuite en avant atomique.
Censure et contrôle de l’information, mensonges, mise en danger délibérée de la population japonaise, et des travailleurs du nucléaire, simulacre de tests sur le parc nucléaire mondial, le lobby nucléaire montre son vrai visage.
Pourtant, l’accident de Fukushima est bel et bien là… faisant s’effondrer le mythe d’un nucléaire sûr, et venant rappeler au monde l’absolue nécessité de mettre en œuvre une politique énergétique alternative, fondée sur les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables.
Cette chaîne humaine est organisée par le collectif « chaîne humaine d’Avignon pour la transition énergétique »
RESEAU SORTIR DU NUCLEAIRE – CREAvignon – FNE 84 – Médiane – M.A.S- I.D.D – Agir Santé Environnement 84 -Terra Nova 84 – Le mouvement UTOPIA
Opération carton rouge pour le nucléaire
Samedi 11 juin – Aurillac : Opérations carton rouge
après-midi et soirée : place du square, devant la bohème galante
Après-midi: stand d’information au public
Soirée: sortie commune avec le FAN: éteindre les enseignes lumineuses de la ville.
Contact : Grange Amélie – Sortir du nucléaire Cantal
sortirnucleaire15 (a) laposte.net
Tel : 0471438459
Samedi 11 juin – ISSOIRE : Opération carton rouge pour le nucléaire
de 10 heures 30 à 12 heures : Sur le marché d’Issoire
Distribution de brochures « Changeons d’ère, sortons du nucléaire » et cartes de France « Nucléaire : Danger permanent ».
Contact : Brunetti Jacqueline – Comité NPA de la Région d’Issoire
brunetti.jacqueline (a) orange.fr
Tel : 0471760965
Samedi 11 juin – Montluçon : Inauguration de la place Notre Dame de Fukushima
10h : Place Notre Dame, 03100 MONTLUCON
Pour le triste anniversaire des 3 mois de l’accident nucléaire de Fukushima, le collectif « sortir du nucléaire » de Montluçon
organise l’inauguration de la place Notre Dame de Fukushima (Place Notre Dame).
Venez nombreux participer à l’évènement !
Pour ceux qui peuvent : prenez une écharpe unie à mettre en bandoulière.
Contact : FABRE Vincent – EELV
vincent.fabre (a) ebullition-web.com
Tel : 0601845013
–
| Laura Hameaux
Coordinatrice nationale des groupes et actions |
25 ans après Tchernobyl, se souvenir et agir
Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986 a eu lieu à Tchernobyl la plus ample catastrophe nucléaire de tous les temps. Aujourd’hui, 9 millions de personnes vivent encore en zone contaminée. A ces victimes s’ajoutent 400 000 personnes contraintes de quitter définitivement la région, des enfants malformés, des personnes malades des suites de l’accident, d’autres tombées malades du fait de la propagation du nuage.
25 ans après cette catastrophe, un nouvel accident majeur a éclaté au Japon, suite au tremblement de terre et au tsunami du 11 mars. Cette catastrophe vient nous rappeler que le risque nucléaire n’est pas suffisamment maîtrisé, qu’il s’agisse de la sécurité des réacteurs ou du devenir des déchets, pour que nous continuions à jouer les apprentis-sorciers.
Alors que la catastrophe de Fukushima a été classée par le gouvernement japonais au niveau 7 (le plus élevé, celui de Tchernobyl), la sûreté nucléaire française suscite elle-même, malgré les discours lénifiants de nos gouvernants et de notre lobby atomique, de graves doutes. Les exercices d’alerte organisés autour des centrales tournent parfois à la farce sinistre : sirènes d’alarme inaudibles, hôpitaux non équipés de blocs de décontamination, dépliants de sécurité obsolètes…
Pour rendre hommage aux victimes de Tchernobyl et de Fukushima et pour éviter qu’il y en ait d’autres, des manifestations auront lieu dans toute la France sous le sceau de la commémoration et de l’action.
Europe Ecologie Les Verts apporte son entier soutien à ces initiatives et salue le travail des réseaux et des nombreuses associations qui en sont à l’origine. Les élus et les militants écologistes se mobiliseront, à leurs côtés, les 25 et 26 avril.
Nous nous attacherons particulièrement à réclamer, suite aux votes de motions par diverses collectivités territoriales, la fermeture de Fessenheim, la plus ancienne centrale française. Europe Ecologie Les Verts, de même que Bündnis 90 / Die Grünen et les Verts suisses, soutiendra et prendra particulièrement part aux rassemblements franco-allemands et trinationaux qui se dérouleront, entre Strasbourg et Bâle, sur les ponts du Rhin.
Au-delà du cas emblématique de Fessenheim, le but de ces rassemblements est de rappeler simultanément, partout en France et en Europe, qu’il est nécessaire et possible de sortir du nucléaire.
Pas plus que les nuages radioactifs, la mobilisation citoyenne ne connaît de frontière.
Djamila Sonzogni, Porte-parole
La catastrophe de Fukushima au Japon pose quatre graves problèmes de santé
Le 28 mars 2011
Les fortes doses
Les effets de la radioactivité sur les êtres vivants dépendent des doses reçues,mesuré en Sv (Sievert)-à partir de 1 Sievert, SV, ( ou 1OOO milliSv), les personnes sont maladesdans les heures et les jours qui suivent. Elles souffrent de vomissements, maux de tête,diarrhées, puis diarrhées sanglantes, puis elles perdent leur capacité de défense, enparticulier contre les microbes.-à partir de 5 Sv, une personne sur deux va mourir rapidement-à partir de 10 Sv, 100 % des personnes vont mourirLes informations concernant les travailleurs de la centrale de Fukushima sontextrêmement inquiétantes : pour certains, ils reçoivent ces fortes doses en une ou deuxheures. C’est pourquoi l’attitude de ces travailleurs a été qualifiée et d’héroïque par leprésident de l’Autorité de Sûreté Nucléaire française (ASN). Beaucoup ont déjà reçu desdoses mortelles. Il faudra envoyer de très nombreuses personnes successivement sur lesite car elles ne peuvent rester que très peu de temps sur les parties les plus exposés.
Les faibles doses
Le problème des faibles doses est très différent.
Les faibles doses augmentent lenombre de cancers dans la population dans les dizaines d’années qui suivent uneirradiation et peuvent se manifester pendant au moins 40 ans. Par ailleurs ellesdéclenchent des anomalies génétiques, qui pourront n’apparaître qu’après plusieurs générations. La dose admise dans des conditions normales de fonctionnement de l’industrienucléaire est de 1 miliSv par an pour l’ensemble de la population, et on accepte 20 foisplus pour les travailleurs du nucléaire.Une part significative de la population japonaise est aujourd’hui concernée par le dépassement de ces doses. Mais il faut savoir que les connaissances scientifiques internationales admettentaujourd’hui qu’il n’y a pas de seuil de toxicité au-dessous duquel le risque serait nul. Toutedose de radioactivité augmente le taux de cancers dans la population. Il existe uneradioactivité naturelle comme il existe des cancers « naturels ». Toute dose de radioactivitéaugmente le nombre de cancers.
La contamination
On peut se protéger d’une irradiation en s’éloignant de la source. Mais la situation estdifférente en cas de contamination par des particules radioactives qui sont alors présentessur la peau, absorbées dans l’air que l’on respire ou dans l’eau et les aliments que l’onmange. Dans ce cas les particules radioactives peuvent s’intégrer dans le fonctionnementdu corps humain. L’iode 131 se fixe dans la thyroïde, le césium137 dans les muscles, lestrontium 90 dans les os. Ils peuvent y entraîner des dégâts sur les cellules voisines mêmesi la dose délivrée à l’ensemble du corps est infime. De plus, dans le cas où des personnes sont contaminées, lorsqu’elles s’éloignent dela source de pollution, elles restent porteuses de la petite source fixée dans leur corps, dans certains cas pour des dizaines d’années. On comprend alors que la toxicité puisseêtre importante pour des doses très faibles en termes d’irradiation. De ce point de vue, lapopulation concernée est énorme. L’Iode 131 perd la moitié de son activité en 8 jours et 99% en un peu moins de 3mois. C’est pourquoi on peut se protéger avant une contamination annoncée en saturant laglande thyroïde par de l’iode non radioactif. Le Césium 137 perd la moitié de son activitéen 30 ans et 99% en 300 ans. La durée de vie du strontium 90 est à peu près identique àcelle du césium 137.
Le MOX
S’ajoute aux difficultés énoncées ci-dessus le fait que le réacteur numéro troisfonctionne au MOX, combustible préparé à l’usine de La Hague, qui consiste à mélanger àl’uranium une part de plutonium 239. Ce plutonium n’existait pas dans la nature il y a unsiècle et a été produit par l’activité des humains. Il présente un danger particulier par satoxicité très forte en cas de contamination aérienne. La dose toxique est de l’ordre dumillionième de gramme et peut provoquer un cancer du poumon s’il est inhalé. De plus, ilperdra la moitié de son activité en 24 000 ans et 99 % de son activité en 240 000 ans !Autrement dit, cette pollution est définitive. De ce point de vue, la France a une responsabilité particulière en tant que producteurdu MOX, dont une livraison devait être effectuée en mars au Japon… En conclusion, Les japonais sont très loin de maîtriser la catastrophe de Fukushima, ses conséquences portent sur de nombreuses générations et concernent au moins la population de tout l’hémisphère nord. Rendons hommage à tous les morts passés, présents et futurs du nucléaire. Mais rendons aussi hommage aux électeurs allemands du Bade-Würtemberg qui ont placé les Verts en position de prendre la présidence de la région dans le but de sortir dunucléaire.
Jean-Luc VERETPrésident de la Commission Nationale Santé d’Europe Ecologie – Les Verts
Médecin de Santé Publique, Conseiller Municipal de Caen
Ancien président de l’Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest
Jean-Luc.veret@wanadoo.fr Portable : 06 07 68 04 89Europe Ecologie – Les Verts, 247 rue du Faubourg St-Martin, 75010 Paris
70 % des français favorables à la sortie du nucléaire
Communiqué de presse du 21 mars 2011
Selon un sondage IFOP, réalisé du 15 au 17 mars, à la demande d’EELV, 70 % des français se déclarent favorables à la sortie du nucléaire.
19 % des sondés sont favorable à une sortie immédiate.
51 % est pour une sortie progressive du nucléaire, ce qui est la position d’Europe Écologie Les Verts.
Seulement 30 % des personnes interrogées est favorable à la poursuite du programme nucléaire et à la construction de nouvelles centrales.
Il est intéressant de noter que les électeurs du PS et du Front de gauche sont aussi favorables à la sortie du nucléaire.
Ce sondage conforte donc la position d’EELV sur la sortie progressive du nucléaire et confirme la nécessité d’un grand débat sur l’énergie dans notre pays.
Contrairement à d’autres sondages volontairement imprécis (tel que celui réalisé par Edf et publié ce matin) le sondage réalisé par l’Ifop permet de mesurer la part des Français favorables à une sortie progressive. Il évite le biais traditionnel du sondage EdF où opposants à une sortie immédiate et promoteurs d’une poursuite du nucléaire se retrouvent artificiellement confondus dans une majorité présentée comme hostile à une sortie du nucléaire.
En posant les vraies questions, telles qu’elles se posent aux responsables de ce pays (une sortie immédiate – une sortie progressive – la continuité dans le nucléaire) on obtient des réponses sans équivoque.
Jean Louis Roumégas, Porte-parole Denis Baupin, Bureau exécutif
Politique énergétique française : quel scénario crédible d’abandon du nucléaire ?

Communiqué de presse- Vendredi 18 mars
L’actualité dramatique souligne l’impérieuse nécessité d’un véritable débat à propos de l’usage de l’énergie nucléaire et de la politique énergétique française. Pour la fédération France Nature Environnement les trois points essentiels sont la réduction des consommations, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Explications.
Economies d’énergie : les choisir avant de les subir
Pour FNE, la construction d’une politique énergétique qui vise une société « robuste », capable de résister aux crises à venir et de satisfaire les besoins des français doit avoir pour fondement une action forte dans le domaine des économies d’énergie. Le gaspillage énergétique est encore considérable dans notre société, alors que certains de nos concitoyens sont déjà en précarité énergétique. La réduction de notre consommation énergétique est inscrite dans les objectifs de l’Union européenne (-20% d’ici à 2020) mais ne se traduit pas du tout dans la réalité. Les scénarios en cours d’élaboration au niveau français montrent que les politiques mises en œuvre à ce jour ne permettront pas d’atteindre les objectifs du Grenelle en ce qui concerne la réduction des consommations. Cette réduction passe notamment par la lutte contre l’étalement urbain, la rénovation thermique des bâtiments, des transports collectifs de voyageurs performants, du fret ferroviaire (et pas des camions de 44 tonnes pour rendre la route plus rentable), mais aussi par des changements de comportements. Au-delà des postures et des gesticulations venant de tous bords, seule une mise en responsabilité de tous peut créer une dynamique volontaire en faveur d’une réduction des consommations d’énergie dans notre pays. L’indépendance énergétique c’est aussi ne pas être dépendant de hauts niveaux de consommation énergétique !
Tout ceci nécessite des moyens et un fonds dédié comme celui qui a été mis en œuvre en 1981-1982 pour lancer des chantiers partout en France, ce qui, en outre, permettra de créer des emplois « verts ». Il s’agit d’un fonds de 5 milliards d’euros issus du Grand Emprunt servant à cofinancer 25 milliards d’euros de travaux en faveur des économies d’énergies.
Un plan Marshall pour les énergies renouvelables
Le Gouvernement souhaitait réguler et encadrer le coût pour la collectivité du développement du solaire photovoltaïque. Mais le projet actuel met danger une filière naissante dont la crise de croissance, réelle, méritait un traitement adapté. Quant à l’éolien qui approche de la rentabilité, ce sont des mesures réglementaires, dont beaucoup sont inutiles, qui entravent son développement. Dans 30 à 40 ans, si nous le voulons, les énergies renouvelables couvriront la majeure partie des besoins des français. Il serait dommage qu’on importe alors l’essentiel des équipements car la France n’aura pas su prévoir l’avenir. Le soutien sans faille de l’Etat français à l’égard du nucléaire est grandement responsable du retard de la France en matière d’énergie renouvelable. Rappelons ce que déclarait Nicolas Sarkozy dans son discours de clôture du Grenelle de l’environnement : « Là où nous dépensons un euro pour la recherche nucléaire, nous dépenserons le même euro pour la recherche sur les technologies propres. » Ce n’est pas par hasard si les allemands, qui ont mis un coup de frein sur leur programme nucléaire, sont si en avance quant au développement des filières éolienne et photovoltaïque.
Le monde entier est à un carrefour sur les énergies : ce sera les renouvelables ou le nucléaire. Avec un accident dramatique tous les 20 ans, le nucléaire n’a plus d’avenir. Ce que des dirigeants politiques de différents bords semblent avoir du mal à intégrer, formatés qu’ils sont par le discours lénifiant des industriels du nucléaire, rabâché depuis plusieurs décennies en France. Si nos centrales sont sûres, pourquoi évoquer un renforcement des mesures de prévention ?
La proposition de FNE
Alors que le Président de la République avait exclu le dossier nucléaire des débats du Grenelle de l’environnement, France Nature Environnement souhaite que l’abandon progressif du nucléaire se prépare en concertation avec l’ensemble des acteurs de la société civile. Bruno Genty, président de FNE : « Nous demandons l’organisation d’un véritable débat citoyen pour préparer l’abandon progressif de l’énergie nucléaire en France qui, au niveau mondial, ne représente que 2,5% de la consommation énergétique. Il est clair que cette sortie sera, pour la France, plus difficile que pour d’autres pays et qu’elle prendra plus de temps. C’est pourquoi il faut commencer rapidement en abordant des questions concrètes comme par exemple les modalités de mise en œuvre du scénario Négawatt . L’objectif est d’élaborer un programme partagé par la majorité des citoyens associant une incontournable réduction de notre consommation d’énergie à un développement des énergies renouvelables».
Les conditions pour un débat citoyen
FNE garde un mauvais souvenir de la dernière consultation sur le photovoltaïque : elle n’a été d’aucun effet. Dans le cadre du débat public sur Penly, l’expertise complémentaire a montré l’inutilité du réacteur et pourtant le projet continue. Le cahier des charges (modalités de déroulement, pluralisme des informations disponibles, prise en compte des conclusions…) devra être élaboré de manière concertée. Au préalable, il nous semble important qu’un signal fort soit adressé avant le débat de ce débat citoyen. Ce pourrait être la fermeture d’une centrale obsolète ou l’abandon de Penly 3
(1) L’association Négawatt est animée par une vingtaine d’experts et de praticiens de l’énergie. La synthèse de son scénario pour sortir du nucléaire est consultable via le lien ci-dessous. La nouvelle édition de ce scénario devrait sortir dans le courant de l’année 2011. Elle devra intégrer des éléments contextuels nouveaux : l’augement de la contribution de l’éolien offshore au bouquet énergétique et la réduction de la part fournie par les agrocarburants en la réservant à l’auto-consommation.
http://www.negawatt.org/telechargement/Scenario%20nW2006%20Synthese%20v1.0.2.pdf
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NUCLÉAIRE : NOUS VOULONS AVOIR LE CHOIX !
Le peuple japonais affronte actuellement une tragédie sans précédent. Une catastrophe naturelle, avec des conséquences humaines, sanitaires et économiques. Et une catastrophe nucléaire majeure.
A ce jour, quatre réacteurs nucléaires ont subi une série d’explosions, et connaissent actuellement de graves difficultés de refroidissement du coeur de chacun de ces réacteurs, partiellement en fusion. Une fusion totale des coeurs, voire une explosion avec une grande quantité de rejets radioactifs, n’est pas à exclure. Malgré une communication d’informations parcellaires ou contradictoires, nous pressentons que nous sommes face à une situation d’une gravité sans précédent.
La situation au Japon est d’ores et déjà alarmante et s’aggrave d’heure en heure. Des centaines de travailleurs japonais sacrifient actuellement leur vie pour tenter d’éviter que le pire ne se produise.
Alors même que la catastrophe est en cours, des quantités massives de substances radioactives ont été libérées dans l’atmosphère et l’océan. Des taux de radioactivité plusieurs centaines de fois supérieurs à la normale sont déjà mesurés à plus de 100 km de la centrale de Fukushima. C’est une vaste région du Japon qui subit à l’heure actuelle une contamination radioactive qui pourrait se propager à tout le pays, voire au-delà.
Nous, associations, syndicats et partis politiques, exprimons toute notre solidarité au peuple japonais et en premier lieu aux travailleurs du nucléaire qui tentent d’éviter le pire au péril de leur vie.
Cette situation alarmante nous rappelle que le nucléaire est une énergie qui n’est ni propre, ni sûre, ni à même de répondre au défi majeur du changement climatique, et qu’il soumet les populations et les travailleurs à des risques insensés, d’un bout à l’autre de la filière. Plus encore lorsque les centrales sont vieillissantes : au Japon, le réacteur n°1 de Fukushima Daiichi devait être arrêté définitivement le mois dernier, mais la prolongation de son fonctionnement pendant 10 ans venait d’être décidée… Quel choix tragique !
Ce nouvel accident nucléaire majeur met à nouveau à jour les risques inhérents à toute installation nucléaire et met à mal de façon définitive et indéniable le mythe de la sûreté et de la sécurité du nucléaire.
L’impuissance dramatique de l’homme face à l’emballement des réacteurs au Japon a provoqué la remise en question immédiate du nucléaire dans plusieurs pays (Allemagne, Suisse, Inde, États-Unis…)
En France, la politique énergétique a toujours échappé au débat démocratique, et plus particulièrement le développement de la filière électronucléaire. Les décisions sont prises au plus haut niveau de l’État, sans que les citoyens ne soient jamais consultés, alors que cette question concerne pourtant l’avenir de la population tout entière.
Sera-t-il nécessaire d’attendre un nouvel accident nucléaire pour que les autorités françaises organisent enfin un réel débat sur le modèle énergétique français en toute indépendance de l’industrie nucléaire et de son lobby ?
Pour faire face à la pénurie croissante des ressources fossiles, aux risques inacceptables du nucléaire, et à la nécessité de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, les solutions alternatives existent, aujourd’hui. Elles s’appuient sur la réduction de nos consommations, par la sobriété et l’efficacité énergétique, et sur le développement des énergies renouvelables. Cette transition énergétique est inéluctable, ses modalités et sa planification nécessitent la tenue d’un grand débat démocratique et citoyen.
Le Président Sarkozy a annoncé que la France devait tirer les conséquences de l’accident japonais. Nous prenons aujourd’hui sa déclaration au mot.
Nous, associations, syndicats et partis politiques, adressons solennellement ces demandes communes au gouvernement français :
Nous voulons:
* L’arrêt de tous les projets électronucléaires en cours (EPR de Flamanville, ligne THT Cotentin-Maine, EPR de Penly, ITER, Bure et projets de centres de stockage des déchets nucléaires issus de la filière électronucléaire) tant que les citoyens n’auront pas été en mesure de se prononcer démocratiquement sur notre politique énergétique et sur le recours à l’énergie nucléaire, y compris si nécessaire par un référendum
* Le renoncement à la prolongation de l’exploitation des réacteurs ayant atteint ou dépassé les 30 ans de fonctionnement
* L’arrêt complet de tous les projets portés à l’étranger par l’industrie nucléaire française
Parce que la situation au Japon exige de ne pas se taire sur le drame que ce pays subit et sur la menace permanente que l’industrie nucléaire fait peser sur les peuples, au Japon comme en France :
Nous appelons tou-te-s les citoyen-nes à manifester leur solidarité avec le peuple japonais et à se réapproprier la question du recours au nucléaire et de la politique énergétique, en organisant des rassemblements dans toutes les villes de France ce dimanche 20 mars 2011 à 15h.
Nous appelons également tous les citoyen-nes, associations, partis politiques, syndicats, artistes et personnalités à rejoindre un GRAND RASSEMBLEMENT à Paris ce même jour, dimanche 20 mars 2011, à 15 h devant l’Assemblée Nationale*.
* Métro Assemblée nationale – Ligne 12.
Liste des signataires au 17 mars :
Agir pour l’environnement, Alliance Écologiste Indépendante, Association pour le contrat mondil de l’eau, Attac France, CAP 21, Confédération paysanne, Ecologie et Démocratie, Ecologistas en Accion, Europe Écologie Les Verts, Europe solidaire sans frontières, Fédération Sud Étudiant, Fédération Sud Rail, France Libertés, Fraternité Citoyenne, Gauche Unitaire, Les Alternatifs, Les Amis de la Terre, Nouveau Parti Anticapitaliste -NPA, Mouvement Citerrien, Parti Communiste des Ouvriers de France, Parti Pour La Décroissance, Réseau Action Climat, Réseau Sortir du nucléaire, Union syndicale Solidaires, Utopia, Votre Santé.
FLASH MOB GEANTE MERCREDI 16 MARS 13h
A faire circuler dans tous vos réseaux, à vos parents, amis, copains de boulot …. Retrouvons-nous pour une
Place de Jaude (sous Vercingétorix) Clermont-Ferrand 63
Accident nucléaire au Japon : être actifs aujourd’hui pour ne pas être radioactifs demain!
Une minute de silence en solidarité avec le peuple japonais
et pour dire NON au nucléaire au Japon comme partout ailleurs.
Des combinaisons blanches seront fournies, mais si vous en possédez apportez les !
A demain, MERCREDI soyons nombreuses et nombreux
Europe Ecologie-Les Verts 63

