Archives mensuelles : novembre 2011

Réseau d’Ecocitoyens pour Soutenir des Projets Innovateurs de Recyclage des Epaves et déchets

RESPIRE
Réseau d’Ecocitoyens pour Soutenir des Projets Innovateurs de Recyclage des Epaves et déchets

 

APPEL PUBLIC AUX ÉLUS DU PUY-DE-DÔME

 

 

Nos déchets sont des ressources à ne pas brûler.
Vous pouvez encore dire STOP à l’INCINERATEUR et à SUEZ !

 

 

Pour le moment, vous avez choisi, par la voix de vos représentants au Valtom*, l’incinération comme solution principale de gestion de nos déchets.
Aujourd’hui, choisir l’incinération, c’est choisir de :
– nous empoisonner. Une tonne incinérée produit environ 320 kg de mâchefers, résidus de four toxiques, 40 kg de réfiom, poussières filtrées encore plus toxiques et 6640 kg de fumées, oui oui, vous avez bien lu,
6640 kg de fumées polluées entre autre par des dioxines, substances cancérigènes à faible dose
– donc nous faire stocker plus de d échets et plus toxiques que si on trie et valorise correctement
– brûler des objets réutilisables et des matières recyclables (donc de l’équivalent pétrole) alors que nous devons apprendre au plus vite la sobriété et l’efficacité énergétique
– construire un monstre qu’il faudra « gaver ». En effet, comme vous le savez, un incinérateur est obligé d’avoir la gueule pleine pour fonctionner. Donc, c’est brûler ou trier / valoriser correctement, mais pas les deux !
– gaspiller l’argent public puisque la mise en oeuvre de solutions alternatives et responsables économiseront au moins 120 millions d’euros
– renoncer à la création d’emplois locaux nombreux générés par ces mêmes alternatives.
Si hier, vous pouviez dire que nous, citoyens, nous n’étions pas disposé à trier et consommer autrement, aujourd’hui vous ne le pouvez plus. Comme vous le savez, des solutions éprouvées avec succès ailleurs sont
applicables ici rapidement. Nous sommes prêts.

 

 

Vous, CONSEILLER MUNICIPAL,

vous DEVEZ DIRE OUI aux ALTERNATIVES et à la CITOYENNETÉ.

Le chantier du monstre continue parce que vos représentants au Valtom se refusent à prendre en compte l’évidente évolution de la société.
Vous, conseillers municipaux, vous pouvez vous (ré)emparer de ce sujet, porter la voix de notre santé, la voix des intérêts du plus grand nombre et des générations futures.
La constitution d’une nouvelle majorité au sein du Valtom est entre vos mains, pour s’engager avec dynamisme sur la voix du tri, réemploi, recyclage, méthanisation, …

 

EVITONS UN GILLY ** AUVERGNAT, ON VEUT RESPIRER !!!
Cela fait 25 ans que des Puy-de-Dômois alertent sur les dangers et nuisances de l’incinération de déchets d’une part, et montrent la voix d’alternatives bien meilleures pour aujourd’hui et surtout pour demain d’autre part.
Aujourd’hui, il y a URGENCE.
Nous venons de stopper avec des « cales humaines » un camion du chantier de Beaulieu, site retenu pour la construction du monstre.
Ainsi, par cette action non-violente, Mesdames et Messieurs les Conseillers Municipaux, nous vous exprimons notre détermination à vous accompagner et vous soutenir dans une démarche responsable, à la hauteur des
enjeux de ce début du XXI ème siècle.

 

 

ENSEMBLE, NOUS POUVONS FAIRE CE QUE D’AUTRES ONT DÉJÀ FAIT,

NOUS VOUS ATTENDONS.



* Valtom : syndicat chargé de la mise en oeuvre du Plan Départemental d’Elimination (mot « impropre », c’est peu de le dire !) des Déchets Ménagers et Assimilés. Ce syndicat est composé lui-même des 11 syndicats intercommunaux du Puy-de-Dôme chargés de la collecte de nos déchets/ressources ménagers. Aujourd’hui, seul Clermont-Communauté s’est prononcé pour une voix alternative.
** incinérateur de Gilly-sur-Isère, près d’Alberville, « une unité modèle » dixit SUEZ son constructeur en 1984. Fermé en 2001, il y a donc moins de 10 ans, sur décision préfectorale, après avoir pollué toute une région. 7 000 bêtes abattues, terres foin et produits laitiers contaminés, de nombreux cancers humains, …

PERICLES et la finance

Hier, la droite de l’argent conçut une Banque Centrale Européenne « indépendante » du peuple Européen.

Aujourd’hui, dans la logique de son système, la droite retire au peuple cette indépendance pour la donner au Marché.

Il est stupéfiant d’entendre certains dirigeants politiques Français et autres s’offusquer de ce que le peuple Grec ait pu statuer par voie référendaire, c’est-à-dire démocratique, sur l’approbation ou le rejet d’un plan économique d’austérité.

 

Ne dissertons pas ici sur le bien ou malfondé de ce plan, mais sur la chute des masques que révèle cette colère des agents du Marché devant une consultation libre du seul souverain qui soit : le peuple.

Il eut été pleinement légitime que ces agents argumentent en faveur de leur plan, qu’ils tentassent de convaincre les citoyens Grecs que ce choix est le moins nocif pour leurs intérêts sociaux.

Mais, comment peuvent-ils, sans honte, refuser à ces citoyens le libre exercice de leur souveraineté et s’adonner aux chantages pour museler la démocratie ?

 

Bien sûr, ces dirigeants politiques me rétorqueraient qu’ils sont élus et dès lors que les citoyens conservent le pouvoir de les récuser, lors des élections, la démocratie est satisfaite.

 

C’est oublier que les élections sont truquées.

Oui : truquées !

 

En grèce ?

Oui, en Grèce, comme dans toutes les démocraties imparfaites où les maîtres du système, les forces d’argent contrôlent les chaînes de télévision dans l’unique dessein d’aculturer et de manipuler l’opinion en induisant la désignation des candidats préalablement  admis par le « premier cercle ».

En effet, il n’est ni  rentable, ni ludique pour un roi du béton, de la promotion, des parkings ou de l’armement d’acheter des médias.

Cela permet seulement de construire une majorité malléable amenée à opter pour des candidats servant des idées et des intérêts bien éloignés de ceux des « pauvres gens » victimes d’un conditionnement insidieux.

Alors, sans bourrages d’urnes, sans déportations d’opposants aux confins du pays, sans milices bottées aux coins des rues, sans esthétisation de la politique, les tenants du Marché « truquent les élections » en guidant le choix d’une fraction vulnérable du corps électoral.

 

Michel ONFRAY a pu parler de fascisme de « renard » pour distinguer le système en place du fascisme de « lion » des années 1930.

 

Le Marché a réussi là où les MUSSOLINI, HITLER, FRANCO et consorts ont échoué. Il règne sur la planète entière et pense bien le faire pour mille ans.

D’ailleurs, preuve de ce néo-totalitarisme rempant, écoutez les dévots du Marché déclamer « qu’il n’y a pas de solution de rechange, pas d’issue, pas d’alternative ».

 

Or, ils mentent, autre caractéristique de tous les fascismes.

Il serait possible, pour s’en tenir à leur obsession de la dette publique , de cesser de financer l’Etat par l’emprunt sur le Marché, et de le financer par l’impôt, la production monétaire, le contrôle public de certaines activités économiques, dans le cadre d’une économie mixte.

Sur ce point financier, leur crime, origine des ennuis présents, remonte à 1973 lorsqu’ils décidèrent de financer l’Etat non pas par l’emprunt à taux zéro auprès d’une banque centrale soumise au souverain mais par l’apport de fonds privés provenant des banques, compagnies d’assurances et fonds de pensions.

Cette racine du mal est occultée soigneusement pour éviter que soit éventée la supercherie.

 

 

Dans quelques mois, les Français éliront leur président puis une assemblée nationale.

Quelle marge de liberté laissera le système ?

 

Il ne manque pas de moyens d’actions puissants sur les « cerveaux disponibles » des téléspectateurs qui font l’élection.

 

Ces médias, aux mains des forces d’argent, ne permettront une alternance que s’ils obtiennent l’assurance que ce ne sera pas une véritable alternative et que les maîtres du système conserveront leurs privilèges exorbitants.

Les manœuvres commencent et les machines à décérébrer vont tourner à plein régime pour sauver le pouvoir, sur le thème éculé, grotesque, infantilisant « du chef énergique, compétent. Du guide seul capable d’affronter la tempête ».

Or, la crise : c’est eux et leurs dogmes.

 

 

Avec l’échec du capitalisme, les maîtres du système risquent fort de faire de plus en plus tomber les masques et de montrer que pour eux la démocratie ne fut jamais qu’un habillage formelle couvrant leur société de violence et d’injustice.

 

Les entrepreneurs promoteurs détruisent la terre, massacrent la nature, et abrutissent les peuples par une propagande sournoise.

 

Pour remédier aux maux que provoque leur exploitation éhontée, ils invoquent sans cesse une infinie et perpétuelle Croissance.

Or, cette croissance constante depuis tant d’années n’a fait qu’accentuer les écarts sociaux et anéantir la biodiversité.

 

Ce n’est pas d’un déficit de  croissance, après soixante dix ans d’expansion constante, dont souffre le monde, mais d’un manque de  redistribution, d’équité, de respect du vivant.

Ils pensent faux ceux qui possèdent les canaux de l’information et la classe politique indigente n’a ni le courage, ni la lucidité de le dire.

 

Consolons-nous, par une rupture ou une chute, leur règne ne durera pas mille ans.

ça craque de tous les côtés et leurs déclamations incantatoires ny changeront rien puisque c’est leur système qui se révèle délétère. Un autre monde est possible, monde plus généreux pour le vivant, humain et non-humain.

Parce que biocentristes, nous n’aspirons pas à une décroissance masochiste, ascétique, punitive mais à l’abandon d’une croissance purement quantitative impliquant le mépris de la nature, des animaux et des humains ordinaires, ceux qui n’appartiennent pas à la féodalité du « premier cercle ».

Gérard  CHAROLLOIS

TEL 06 76 99 84 65

 

CONVENTION VIE ET NATURE

MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

POUR LE RESPECT DES ÊTRES VIVANTS ET DES EQUILIBRES NATURELS.

www.ecologie-radicale.org

Attac France : Référendum grec: une première avancée démocratique

L’annonce (hélas trop tardive) par M. Papandréou de l’organisation d’un référendum sur le plan européen « d’aide » à la Grèce est une première avancée de la démocratie face aux plans d’austérité qui s’abattent partout en Europe. Tout dépendra de la question posée et des conditions du débat pour que ce référendum ne soit pas une manipulation politique. Mais c’est aussi l’occasion d’un réel débat citoyen, qui fasse écho aux revendications populaires pour plus de démocratie… à l’image du référendum en Islande, qui s’est soldé par un rejet du vaste plan d’austérité sociale prévu. 

Le plan européen d’aide à la Grèce, même s’il organise un défaut partiel et de toutes façons inévitable de la Grèce sur sa dette, ne résout aucun des problèmes de fond posés par les incohérences de la zone euro et l’irresponsabilité de la finance. Il aggrave encore l’austérité et la tutelle de la « troïka » – Commission, BCE, FMI – sur le peuple grec. Les oligarchies européennes pensaient pouvoir imposer à leurs peuples les exigences des banques et des prêteurs en s’abritant derrière des majorités parlementaires. Mais les politiques d’austérité qui sont en train de détruire la Grèce, et qui s’étendent progressivement dans le reste de l’Europe, suscitent de trop fortes résistances sociales.

Les citoyens ne se reconnaissent plus dans une classe politique inféodée aux dogmes et aux intérêts de la finance. « Vous ne nous représentez pas ! », ce cri des Indignés à la classe politique, est devenu une évidence. La décision de M. Papandréou, pourtant représentant archétypique de l’oligarchie politique grecque, de donner la parole au peuple est donc une bonne nouvelle. Même si Nicolas Sarkozy, à l’image de la plupart des dirigeants européens, est « consterné » par cette décision où il ne voit que démagogie et irresponsabilité…

Bien sûr, la machine médiatique va se mettre en branle, en Grèce et en Europe, comme en France en 2005 à propos du traité constitutionnel européen. Les droites et une certaine gauche vont fustiger l’archaïsme et le nationalisme des Grecs qui voudraient soit-disant quitter l’Europe et briser l’euro. Mais c’est rigoureusement l’inverse: le peuple grec, en défendant ses droits sociaux et sa souveraineté démocratique, défend les droits de tous les peuples européens. Les mouvements sociaux européens doivent soutenir le mouvement grec qui rejette ces politiques d’hyperaustérité destructrices et mortifères. La victoire du « non » au référendum grec ne résoudra pas à elle seule la crise actuelle. Mais elle posera concrètement la nécessité d’une alternative au modèle néolibéral, qui devra commencer par la dénonciation des dettes illégitimes, le refus des politiques de régression sociale, la reconquête de la souveraineté démocratique sur notre monnaie commune, l’euro. Attac mettra dans les semaines à venir toute son énergie pour construire la solidarité européenne avec le peuple grec, faire triompher le non à l’austérité, et poser les premiers jalons de la refondation d’une Europe démocratique et solidaire.

Attac France

Nice, le 1er novembre 2011