Journée d’action pour les retraites le 7 septembre 2010
Puy-de-Dôme Clermont-Ferrand
10h, place du 1er Mai
Manifestation
Contre la réforme des retraites
Pour le maintien de la retraite à 60 ans
05.09.2010
·
Philippe LE PONT ·
Pas de commentaires
Tags: 60 ans, manifestation, Retraite · Posté en: Démocratie, Manifestation, Politique, économie
Retraites : une autre réforme est possible
En dépit des soupçons qui pèsent sur lui, c’est bien Eric Woerth qui mènera la réforme des retraites. Ce choix est emblématique. Il symbolise l’entêtement du gouvernement à rassurer avant tout les marchés financiers et à continuer à creuser les inégalités qui sont pourtant au coeur de la crise actuelle.
Cette réforme réduit l’ensemble du débat à la question de l’âge de départ avec pour slogan une fausse évidence : «puisqu’on vit plus longtemps il est normal de travailler plus longtemps». En réalité, cette vision néglige les vrais problèmes et ne conduira qu’à la destruction du système par répartition.
Elle néglige la mise en oeuvre d’une politique globale de lutte contre le chômage et d’une meilleur répartitions des richesses qui permettraient d’équilibrer les comptes des caisses de retraites de façon durable.
Elle laisse sous le boisseau la situation des jeunes, travailleurs précaires aujourd’hui et retraités pauvres de demain. Véritable génération sacrifiée dont taux de chômage et la précarité explosent.
Elle va transformer de jeunes retraités en vieux chômeurs. Les seniors sont structurellement sous employés. Reculer l’âge de la retraite aura pour effet de prolonger la précarité dans laquelle sont plongés nombre d’aînés.
Elle va pénaliser au premier chef les ouvriers, qui travailleront plus longtemps et toucheront moins, les femmes ou les allocataires du RSA pénalisés par des carrières incomplètes.
De façon générale seul le travail continue d’être mis à contribution tandis que les profits seront taxés de façon symbolique.
Il existe pourtant d’autres solutions pour financer les retraites en répartissant mieux les richesses.
Les écologistes proposent notamment de doubler la CSG sur les revenus du patrimoine, d’imposer une contribution sociale retraites sur les dividendes, et de supprimer les exonérations inutiles de charges sociales, à commencer par les exonérations sur les heures supplémentaires. Il est aussi possible d’augmenter modérément les taux de cotisations et de favoriser le passage progressif à la retraite à temps partiel, avec tutorat d’un jeune embauché.
Partout en France, Europe Ecologie-Les Verts participeront aux manifestations du 7 septembre pour refuser les propositions injustes du gouvernement et dire qu’une autre réforme est possible.
03.09.2010
·
Philippe LE PONT ·
Pas de commentaires
Posté en: Démocratie, Manifestation, Politique, Retraite, Social, économie
Journée d’action pour les retraites le 7 septembre 2010
Mobilisation
Contre la réforme des retraites
Pour maintenir la possibilité de partir à 60 ans
La réforme des retraites portée par le gouvernement est injuste ce n’est pas une réforme, c’est la répétition aggravée de politiques qui ont échoué. Depuis plus de trente ans, c’est la même logique économique qui s’applique, nourrie de toujours plus de dérégulations et de précarité, de recul des droits collectifs et de mise en concurrence des salariés et des générations. En lançant l’hypothèse d’un report de l’âge légal de 60 ans, le gouvernement confirme qu’il entend mettre en œuvre les choix les plus punitifs pour les salariés. Reporter l’âge de départ à la retraite n’a pas de sens lorsque ne sont ni résolues, ni même abordées, les difficultés d’insertion des jeunes dans l’emploi, le faible taux d’activité des seniors et la pénibilité du travail, qui justifie des départs anticipés. Le financement des retraites ne peut par ailleurs pas reposer, si des efforts sont à faire, sur les seuls salariés : l’ensemble des revenus doit être mobilisé. S’il faut s’interroger sur le financement futur des retraites, le raccourci simpliste (« Si on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps ! ») n’est pas une solution, c’est une punition !
Pour Europe écologie, toute solution durable et soutenable par tous, salariés et retraités, passe d’abord par la réduction du chômage, donc l’augmentation du nombre de cotisants, et par la contribution de l’ensemble des revenus, du travail et du capital, au financement de la solidarité et de la protection sociale. C’est cette mobilisation équitable des ressources qui pourra conforter les retraites par répartition, seul choix qui peut garantir l’égalité de tous dans un monde qui va connaître très vite des changements majeurs, provoqués par l’épuisement d’un modèle économique qui marche sur la tête.
Au delà, c’est le travail qu’il faut changer, et la place qu’il occupe dans les différents âges de la vie. Les solutions d’avenir, ce n’est pas de décréter les mêmes obligations pour tous, mais de tenir compte de la diversité des situations réelles de travail, des besoins et des aspirations de chacun.
24.08.2010
·
Philippe LE PONT ·
Pas de commentaires
Posté en: Démocratie, Retraite, Social
EPR : EDF ne parvient même plus à masquer l’échec
Communiqué du presse du 30 juillet 2010
EDF a finalement admis 2 ans de retard et près de 2 milliards d’euros de coûts supplémentaires pour la construction du réacteur EPR à Flamanville. L’échec de l’EPR est dorénavant indéniable, tant à l’exportation que sur le territoire national. Europe Ecologie et Les Verts demandent de mettre fin à l’acharnement thérapeutique pro-EPR.
Alors qu’un autre chantier de l’EPR, Olkiluoto 3 en Finlande, ne cesse d’accumuler retards et surcoûts, EDF accepte enfin de reconnaitre que la chantier de Flamanville (Manche) est lui aussi dans l’impasse, comme les écologistes en ont fait le constat depuis plusieurs mois. Selon les chiffres fournis par EDF, le coût du réacteur passerait donc de 3,3 milliards d’euros à 5 milliards, avec 2 ans de retard et sans doute de nouvelles difficultés à venir.
Toujours présenté comme une technologie nouvelle par son constructeur, AREVA, et par EDF, l’EPR est dans les faits un échec total, dont les carences ont été pointées par plusieurs autorités de sûreté et dont l’incapacité à répondre aux enjeux énergétiques du siècle est patente depuis l’origine.
La France doit en finir avec l’entêtement et la fuite en avant. Europe Ecologie et Les Verts sont favorables à l’abandon de l’EPR et de l’ensemble de la filière nucléaire. Les Verts et Europe Ecologie rappellent que l’EPR finlandais devait être un prototype, et qu’on devait donc attendre sa mise en service avant d’en lancer un nouveau. Ils demandent donc un moratoire sur la construction d’EPR en suspendant la construction de l’EPR de Flamanville jusqu’à la mise en service de l’EPR finlandais, et l’abandon du projet d’EPR à Penly. D’ici là, Les Verts et Europe Ecologie demandent la mise en place d’une commission d’ enquête indépendante, qui puisse faire la lumière sur les raisons des retards, le fait qu’ils n’aient pas été anticipés par EDF, ou les manques de transparence qui ont pu conduire à une mauvaise information des décideurs.
Les Verts – Europe écologie
Contacts :
Denis Baupin, maire-adjoint de Paris au Développement Durable, membre du Collège exécutif des Verts
Hélène Gassin, vice-présidente de la région Ile-de-France chargée de l’environnement, de l’agriculture et de l’énergie
Mickaël Marie, président du groupe Verts/Europe écologie au Conseil régional de Basse Normandie, secrétaire national adjoint des Verts
30.07.2010
·
Philippe LE PONT ·
Pas de commentaires
Tags: danger, énergie, Nucléaire, Pollution · Posté en: Energie, Environnement, Pollution, Écologie
Espagne : le parlement catalan vote l’interdiction des corridas
Victoire contre la barbarie
Par 68 voix contre 55 et 9 abstentions les députés du parlement régional de Catalogne ( nord-est de l’Espagne) ont approuvé aujourd’hui mercredi 28 juillet l’interdiction des corridas à partir du 1er janvier 2012.
Notons au passage que le Président socialiste du gouvernement catalan et le leader du Parti Populaire (PP, droite, opposition) ont uni leurs votes contre l’interdiction de ce spectacle barbare.
Vive les catalans.
En France une demande similaire d’interdiction de la corrida est en cours d’élaboration.
Soutenons-là de toutes nos forces.
Actuellement, ceux qui maltraitent, ceux qui massacrent, ceux qui martyrisent : les chasseurs, les aficionados, les adeptes de l’expérimentation animale et des élevages industriels, les directeurs de cirques avec animaux, sont sur la défensive : ils savent que leur temps est compté.
Ils savent que sont de plus en plus nombreux celles et ceux qui exigent, au nom du biocentrisme, de respecter et de faire respecter le vivant dans sa globalité, sa richesse et sa diversité, ; de respecter et de faire respecter tout être sensible humain et animal à la fois dans l’individu, l’espèce et les lieux de vie respectifs.
Jean-Claude Hubert
Président de TOUS VIVANTS
Et en FRance : Signez la pétition pour la suppression des corridas :
http://petition-anticorrida.com/index.php
28.07.2010
·
Philippe LE PONT ·
Pas de commentaires
Tags: Animaux, Corrida, pétition · Posté en: Animaux, Corrida, Démocratie
Un président sourd aux attentes des français
Communiqué de presse du 13 juillet 2010
Attendu sur les réformes en cours, sur les retraites, sur la politique de rigueur et sur l’affaire Bettencourt/Woerth, le président de la République s’est livré à un pur exercice de communication sans apporter aucune réponse crédible à ceux qui attendent plus de justice sociale ou plus de transparence.
Sur un ton à la fois volontaire et faussement compatissant Nicolas Sarkozy s’est employé à expliquer aux français qu’il mettait en place la seule politique possible dans un monde marqué par la mondialisation.
Au prix de quelques contre vérités : France pays aux impôts les plus élevés du monde, seul pays à imposer les grandes fortunes, il s’est employé à expliquer qu’il n’était pas question de revenir sur le bouclier fiscal, que les classes moyennes et les plus précaires devront encore se serrer la ceinture mais qu’on ne pouvait toucher aux plus riches sans faire fuir le capital hors de nos frontières.
Au passage, son admiration pour Madame Bettencourt dont il a souligné combien elle contribue en millions d’euros tous les mois à l’effort fiscal -on a du mal à la plaindre !- aura rappelé à quel monde appartient Nicolas Sarkozy.
Pour la transparence et les conflits d’intérêts il nous aura servi le rapport de l’IGF pour solde de tout compte. Cela est bien insuffisant. Eric Woerth n’a peut être rien commis d’illégal – une enquête de magistrats indépendants aurait été plus crédible-mais le mélange des genres et les collusions qu’a révélé son affaire ne sont déontologiquement pas acceptables de toute façon.
Au final une interview du Président qui n’apporte rien. Nicolas Sarkozy aura confirmé l’aplomb qui le caractérise mais il s’est montré sourd aux attentes des français en matière de justice sociale et de transparence ou de déontologie dans la gestion publique.
Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas,
Porte-parole
–
Attachée de presse des Verts:
Marjorie Delmond
01 53 19 53 15
Contact:
Djamila Sonzogni: 06 72 16 84 35
Jean-Louis Roumégas: 06 62 44 75 50
13.07.2010
·
Philippe LE PONT ·
Pas de commentaires
Tags: bettencourt, Démocratie, Politique, Retraite, sarkozy · Posté en: Démocratie, Politique, Retraite, Social
Triple Zéro pour le projet de budget 2011
Communiqué de presse du 8 juillet 2010
Le projet de budget 2011 accumule trois mauvais points : des mesures anti-sociales, un refus d’engager une conversion écologique de l’économie et un déficit abyssal. Zéro pour le social, zéro pour l’écologie, zéro pour le déficit, … le projet de budget du gouvernement mérite un triple zéro pointé !
Privilégier le budget militaire et celui de l’intérieur (notamment le déploiement de la vidéosurveillance), réduire le budget logement : est-ce ainsi que le gouvernement entend répondre à la crise sociale ? Pire encore, ce budget impose une franchise de 15 € sur les remboursements de l’AME (aide médicale d’état) bénéficiant notamment aux SDF, et le report de la revalorisation de l’Allocation Adultes Handicapés, tout en maintenant le bouclier fiscal, quel symbole !
Mettre en place une taxe sur les éoliennes et les locomotives, c’est tourner le dos à une fiscalité favorisant une économie moins dépendante du pétrole. Où sont les engagements du gouvernement en matière d’environnement et de lutte contre le changement climatique ? Alors que l’on sait que le pétrole va manquer bientôt, ces choix de courte vue préparent nos handicaps économiques de demain.
Les finances publiques sont en train de couler, et la droite s’entête à jouer la même partition de dégrèvements et d’exonérations pour les entreprises, faisant reculer le taux de prélèvement de 43,9 % du PIB en 2006 à 40,7% en 2010. En baissant les impôts des entreprises, en maintenant les exonérations sur les heures supplémentaires et la baisse de la TVA sur la restauration, le gouvernement reste prisonnier d’une idéologie éculée et néfaste. Creuser plus les déficits hier et aujourd’hui pour faire payer plus les dettes demain aux ménages les plus pauvres et les classes moyennes, telle est la stratégie du gouvernement.
Alors que le paquebot France prend l’eau, son orchestre continue de jouer les mêmes mauvaises partitions. Il est temps de changer de cap. Le débat budgétaire peut être un moment citoyen de débats et de prises de décisions pour un scénario écolo de sortie de crise, un « green new deal », social, écologique et démocratique.
Vous voulez réduire le déficit budgétaire, M. Baroin ? Nous avons quelques suggestions.
Lutter réellement contre l’évasion fiscale qui représente chaque année plus de 20 milliards d’euros de manque a gagner pour l’Etat, en adoptant des règles plus dures contre les paradis fiscaux et en développant les moyens humains nécessaires pour réaliser davantage de contrôles.
Revenir sur les exonérations des heures supplémentaires qui coûtent au budget de l’Etat plus de 4 milliards d’euros et qui contribuent à alimenter le chômage.
Augmenter substantiellement le taux marginal d’impôt sur le revenu. La tranche supérieure d’impôt sur le revenu n’est aujourd’hui imposée qu’à 40 % et le gouvernement dans sa volonté de « taxer les hauts revenus » n’augmente ce taux que de … 1 % ! Et à cela s’ajoute les niches fiscales : les 100 contribuables réduisant le plus leur impôt grâce aux niches fiscales bénéficient d’un cadeau moyen de 1M€, soit 85% de leur impôt. C’est parce qu’il y a dans ce budget, et dans toutes les mesures fiscales prises depuis le début de la mandature, cette volonté de protéger les plus riches que les inégalités de revenus sont de plus en plus importantes en France.
Quand la ressource est rare, il faut en assurer la distribution la plus juste et la plus utile pour préparer l’avenir. C’est un principe que porteront toujours les écologistes, un principe que ne respecte pas ce projet de budget 2011.
Les Verts
08.07.2010
·
Philippe LE PONT ·
Pas de commentaires
Tags: budget, économie, gouvernement, Politique · Posté en: Politique, économie
Moins de réglementation sur les élevages de porcs : une proposition imbécile et désastreuse !
Imbécile, parce que s’il est vrai que l’élevage allemand (notamment) marque des points sur l’élevage français, cela tient à bien d’autres facteurs que les conditions d’extension des bâtiments : le coût de l’aliment, la sélection génétique, l’organisation de la filière sont des sujets autrement plus importants, mais plus difficiles, que les très faibles barrières environnementales à un élevage dont l’extension sans frein conduit au désastre écologique et économique dans nos régions de l’Ouest. Dans l’intérêt des éleveurs, des consommateurs, de l’environnement, des régions d’élevage mais aussi des animaux scandaleusement maltraités, l’élevage porcin français doit être complètement réorienté, et sûrement pas vers la fuite en avant dans l’impasse actuelle.
Désastreux parce que cela ruinerait encore plus un environnement régional déjà mis à mal. Combien de centaines de millions de deniers publics engloutis dans des plans de préservation de la qualité des eaux et des sols en pure perte, combien de rapports officiels dénonçant le laxisme des pouvoirs publics sur les limitations d’extension de bâtiments d’élevage ? Les nitrates dans les eaux, les algues vertes sur les côtes, ça va durer combien de temps encore, malgré une directive européenne enjoignant les Etats membres d’atteindre le bon état écologique des eaux sous peine de contentieux ? Jusqu’à ce que, comme la volaille, la production disparaisse au profit de pays encore plus laxistes, du Brésil à la Thaïlande ? Jusqu’à ce que le « bouillon de culture » bactérien que représentent les élevages concentrationnaires soit à l’origine d’une nouvelle épidémie dramatique ? Une seule chose est sûre : si cette proposition est votée, cela aggravera les problèmes au lieu de les résoudre. Nous saluons la combativité du député Yves Cochet pour dénoncer cette disposition honteuse, et nous appelons tous nos concitoyens des régions d’élevage à manifester rapidement leur indignation et leur mécontentement auprès de leurs parlementaires pour éviter ce choix myope et indigne, et au contraire demander un grand débat sur l’avenir de l’élevage français dans l’Ouest, tenant compte des facteurs économiques, sociaux, environnementaux, et des jeux de marchés internationaux.
Les Verts
03.07.2010
·
Philippe LE PONT ·
Pas de commentaires
Tags: élevage, Environnement, porcs, UMP · Posté en: Environnement, Pollution, Écologie
Pour une retraite Juste et durable
Texte adopté par le Conseil National interrégional des Verts du 19 juin 2010
Nos priorités dans cette réforme du financement des retraites sont les suivantes.
Les conditions d’un réel débat doivent être réunies, la trop courte durée de 5 mois de débat imposée par le gouvernement n’est pas acceptable : nous avons besoin d’un débat participatif long, sous l’égide du Conseil Economique, Social et Environnemental, sanctionné par une consultation des résident-es en France…
La réforme doit conforter le régime par répartition et s’appuyer sur la solidarité intra comme intergénérationnelle. Les inégalités entre les catégories socioprofessionnelles notamment en terme d’épargne et de patrimoine accumulés doivent être corrigées.
La réforme du financement des retraites est indissociable d’une profonde réforme des recettes comme des dépenses budgétaires : réforme de la fiscalité, signe d’une remise à plat d’un système injuste et d’une volonté de correctement partager l’effort-, réforme de la dépense, en la conditionnant aux impératifs sociaux et aux exigences environnementales. Les Verts réaffirment notamment la nécessité d’augmenter de façon significative le taux marginal d’imposition sur le revenu, et de revenir aux taux d’imposition de 2000.
La réforme du financement des retraites est également indissociable d’une politique active de l’emploi basée sur la conversion écologique de l’économie, la relocalisation de l’économie et la réduction du temps de travail, dans un contexte global de décroissance sélective, solidaire et équitable. La réduction du chômage, en particulier le chômage des jeunes, la réduction des emplois précaires sont des priorités.
Nous considérons que l’allongement de la durée de cotisations ou le report de l’âge minimum de départ à la retraite tendent à alimenter le chômage, – en particulier celui des jeunes – et à faire baisser le niveau des retraites des générations futures de retraités qui sont déjà celles qui ont le plus cotisé .
Le niveau moyen des pensions ne peut encore baisser, et elles doivent être réformées pour plus de justice, en augmentant et facilitant l’accès au minimum vieillesse, en améliorant les compensations de ceux ou celles, aujourd’hui principalement les femmes, qui ont eu des interruptions de carrière pour élever leurs enfants.
La réforme du financement doit reposer sur une juste répartition des richesses, dans un contexte de ressources limitées, et en ce sens, notre priorité est l’élargissement de l’assiette de revenus contribuant au financement des retraites, avec notamment : o Une conditionnalité de la politique d’exonérations de cotisations sociales et l’abrogation des exonérations sur les heures supplémentaires, o Un prélèvement social sur l’intéressement, les stocks options, l’épargne salariale, o L’augmentation de la CSG sur les revenus de placement et du patrimoine, en la rendant progressive. o La contribution spécifique retraites sur les bénéfices des grandes entreprises par l’écrêtement des niches fiscales. Nous souhaitons notamment qu’une partie de ces nouveaux prélèvements soit orientée vers le Fonds de Reserve pour les Retraites, et investis dans des projets écologiquement et socialement utiles, pour lisser les déséquilibres démographiques du régime, et permettre demain de garantir le versement des pensions du système par répartition.
27.06.2010
·
Philippe LE PONT ·
Pas de commentaires
Posté en: Retraite, Social
Journée d’action pour les retraites le 24 juin
Mobilisation
Contre la réforme des retraites
Pour le maintien de la retraite à 60 ans
0
La réforme des retraites portée par le gouvernement est injuste ce n’est pas une réforme, c’est la répétition aggravée de politiques qui ont échoué. Depuis plus de trente ans, c’est la même logique économique qui s’applique, nourrie de toujours plus de dérégulations et de précarité, de recul des droits collectifs et de mise en concurrence des salariés et des générations. En lançant l’hypothèse d’un report de l’âge légal de 60 ans, le gouvernement confirme qu’il entend mettre en œuvre les choix les plus punitifs pour les salariés. Reporter l’âge de départ à la retraite n’a pas de sens lorsque ne sont ni résolues, ni même abordées, les difficultés d’insertion des jeunes dans l’emploi, le faible taux d’activité des seniors et la pénibilité du travail, qui justifie des départs anticipés. Le financement des retraites ne peut par ailleurs pas reposer, si des efforts sont à faire, sur les seuls salariés : l’ensemble des revenus doit être mobilisé. S’il faut s’interroger sur le financement futur des retraites, le raccourci simpliste (« Si on vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps ! ») n’est pas une solution, c’est une punition !
Pour Europe écologie, toute solution durable et soutenable par tous, salariés et retraités, passe d’abord par la réduction du chômage, donc l’augmentation du nombre de cotisants, et par la contribution de l’ensemble des revenus, du travail et du capital, au financement de la solidarité et de la protection sociale. C’est cette mobilisation équitable des ressources qui pourra conforter les retraites par répartition, seul choix qui peut garantir l’égalité de tous dans un monde qui va connaître très vite des changements majeurs, provoqués par l’épuisement d’un modèle économique qui marche sur la tête.
Au delà, c’est le travail qu’il faut changer, et la place qu’il occupe dans les différents âges de la vie. Les solutions d’avenir, ce n’est pas de décréter les mêmes obligations pour tous, mais de tenir compte de la diversité des situations réelles de travail, des besoins et des aspirations de chacun.
15.06.2010
·
Philippe LE PONT ·
Pas de commentaires
Tags: 24 juin, manifestation, Retraite · Posté en: Retraite, Social
